Le 14/09/2009 - 11h02
Par
SPORTWEEKXTREME / Matthieu Payen
Paul Bonhomme assoit à Porto sa domination sur le circuit Red Bull Air Race. L'Anglais a devancé son rival autrichien Hannes Arch. La fin de saison se complique en revanche pour le Français Nicolas Ivanoff.
Le titre n'est certes pas gagné pour Bonhomme, mais le pilote anglais a montré ce weekend au Portugal qu'il était le patron. Malgré le report des entraînements programmés jeudi et vendredi pour cause de brouillard, c'est sous un soleil radieux que s'est déroulée la compétition. Des centaines de milliers de spectateurs s'étaient massé sur les bords du fleuve El Douro, encaissé entre les villes Porto et Gaïa, pour assister aux exploits de ces fous volants. Réellement fous ? "Surtout pas, assure Nicolas Ivanoff, le seul Français engagé dans la compétition. Nous n'avons pas le droit à l'erreur, donc il n'est pas question de prendre des risques inconsidérés. Aucun pilote ne joue à "ça passe ou ça casse". D'ailleurs, les règles sont extrêmement strictes pour assurer la sécurité des pilotes et celle du public. Aucun avion ne doit dépasser les 370 km/h, la pression supportée par les machines et les pilotes dans les virages ne peut pas excéder 12G (soit 12 fois leur poids), enfin interdiction aux pilotes de sortir d'un parcours sécurisé très étroit. Le non-respect de ces règles entraîne la disqualification du pilote. La course est donc avant tout technique.
Le temps reste cependant le seul critère pris en compte. Et à ce petit jeu-là, c'est donc Paul Bonhomme qui s'est à nouveau distingué. Déjà vainqueur à Windsor au Canada, l'Anglais n'a cessé de dominer ces adversaires tout au long des qualifications et des phases finales. Il remporte ainsi une précieuse victoire avant la dernière étape du Red Bull Air Race qui se déroulera à Barcelone les 3 et 4 octobre. Derrière lui, seul son dauphin du jour, Hannes Arch, est toujours en mesure de lui disputer le titre suprême. En effet, le Français Nicolas Ivanoff, troisième avant l'étape portugaise, n'a pu rivaliser. Le pilote aurait pourtant pu prétendre à beaucoup mieux si l'on considère les prouesses de son avion orange. En qualification, il réalisa le troisième temps, mais une touche sur l'une des balises gonflables le pénalisa de deux secondes. Repêché par la suite, il commis une nouvelle erreur, cette fois rédhibitoire, lors des phases finales. "Le parcours de Porto comporte peu de virages, donc les trajectoires des pilotes sont proches, explique le Français. Il y a assez peu d'écart de temps et, dans ces conditions, la moindre pénalité vous rétrograde au fond du classement."
Ivanoff s'est ainsi retrouvé 12e et ne marque pas le moindre point. Une nouvelle désillusion pour celui qui termina troisième de la première étape du circuit à Abu Dabi, puis remporta la suivante à San Diego, avant de faire les frais de multiples pénalités lors des étapes suivantes de Windsor et de Budapest. Il pointe désormais à la 5e place au général, sous la menace de l'Américain Kirby Chambliss. Il lui faudra un sursaut d'orgueil dans trois semaines à Barcelone pour revenir sur le jeune Australien Matt Hall et accrocher un podium au classement final.
Matthieu Payen, envoyé spécial à Porto
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