Le 07/07/2006 - 21h09
Par
SPORT / Jean-Philippe Peden
Les hommes volants
SportWeek
En début d'année, la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM) intègre en son sein l'Association de paralpinisme, qui regroupe une centaine de " base jumpers " français. Présentée autrefois par certains médias comme une activité marginale, cette discipline extrême est enfin reconnue comme un sport à part entière.
Une désurbanisation souhaitée Attention ! Soyons précis. A proprement parler, le paralpinisme est à différencier du Base Jump. Ce dernier, qui a pour appellation courante "Building, Antenna, Span and Earth Jump", est également pratiqué en milieu urbain, contrairement au premier. Pas question de s'élancer depuis la Tour Eiffel ou la Tour Montparnasse pour le petit nouveau de la FFCAM, qui s'interdit tout contact avec les structures et édifices citadins. Les préférences de l'association se dirigent vers les falaises alpines et étrangères. Uniquement pratiqué en milieu naturel, le paralpinisme associe la pratique de la montagne à la chute libre. Cette discipline représentée entre autre par Eric Beaud, Jean-Noël Itzstein et Jérôme Blanc-Gras se développe dans un esprit de respect de la sécurité et de la nature. Elle se fait aujourd'hui une place dans les activités de montagne à côté du parapente et de l'escalade.
Le développement du wingsuit
Grâce au wingsuit, ou combinaison à ailes, la sensation de chute libre se transforme peu à peu en une impression de vol. En 1998, Loïc-Jean Albert invente la toute dernière combinaison wingsuit. Il s'agit d'une aile en tissu dans laquelle le parachutiste doit se glisser, améliorant ses performances de dérive et de temps de chute. C'est à cette époque que le vol avec combinaison devient une discipline du parachutisme à part entière. Les hommes volants, comme Jean-Noël Itzstein ne cachent pas leur objectif. Ils rêvent tous un jour de pouvoir atterrir sans parachute...
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