Le 05/06/2007 - 15h36
Par
SPORT / Geoffroy Bresson
La saison printanière des ascensions de l'Everest s'est achevée sur une série de records allant de l'authentique performance sportive à l'exploit farfelu.
Fin mai, 514 alpinistes ont profité de la courte fenêtre printanière pour se hisser sur le sommet de l'Everest, la plus haute montagne du monde à 8.848 mètres d'altitude. Ils n'ont jamais été aussi nombreux. La palme de l'ascension la plus farfelue échoit à un Néerlandais, connu pour ses balades dans la neige et la glace en short, sandales et torse nu. Après avoir renoncé il y a quelques jours pour cause d'orteils gelés, Wim Hof (lire son portrait) a promis de retenter le défi en 2008. Un Norvégien sans bras s'est aussi risqué à grimper sur le toit du monde, tandis qu'un Irlandais aveugle a couru le marathon annuel. Un Britannique a, lui, signé une première technologique en téléphonant depuis son portable au sommet.
"D'une certaine manière, tout cela est devenu un cirque", ironise Elizabeth Hawley, une Américaine installée au Népal depuis 40 ans. "Dans le temps, les alpinistes savaient ce que grimper voulait dire", déplore cette chroniqueuse de l'alpinisme himalayen. Heureusement, des sportifs accomplis ont aussi défié le toit du monde. Un Japonais de 71 ans a réussi à gravir la "montagne sainte", remportant le titre d'alpiniste le plus âgé. A l'inverse, une Américaine de 19 ans est devenue la plus jeune étrangère à réaliser la même performance. Un sherpa népalais a battu son propre record du monde en y grimpant pour la 17e fois. Et une Italienne de 46 ans est devenue la première femme au monde à avoir vaincu dix sommets de plus de 8.000 mètres.
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