Le 23/11/2006 - 12h51
Par
SPORT / Stéphane Méjanès
Raids en Alaska : Traîneaux du grand Nord
SportWeek
Les courses de traîneaux à chiens font rêver. Proches de la nature, ce sont aussi de vraies aventures sportives. L'Iditarod, la Yukon Quest et La Grande Odyssée sont les trois plus belles.
La nature est hostile et le froid intense. On hésite à partir en balade en Alaska (États-Unis), entre Anchorage et Nome (1 789 km). Depuis 1973, chaque premier samedi de mars, des hommes et des chiens y vont résolument pour la plus longue et la plus ancienne course de traîneaux à chiens, l'Iditarod (de l'indien " endroit éloigné "). Les meilleurs mettront entre dix et douze jours. En 1984, une autre épreuve est née, la Yukon Quest, entre Whitehorse, dans le Yukon, au Canada, et Fairbanks, en Alaska. Plus de 1 600 km, dans un sens ou dans l'autre selon les années. Sur la piste des chercheurs d'or, sur les traces de Jack London (le tracé passe par Dawson, la ville de l'écrivain américain), il faut entre dix et quatorze jours pour boucler ce périple. Nicolas Vanier y a participé deux fois.
"L'Iditarod est une très belle course mais la Yukon Quest est une aventure unique"
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L'Iditarod est une très grande course mais la Yukon Quest est une aventure unique, raconte-t-il. Sur la première, il y a beaucoup de check-points ; sur la seconde, il faut s'autogérer, bivouaquer loin de tout. " Les paramètres purement sportifs sont aussi très différents. "
Sur l'Iditarod, un musher moyen avec de bons chiens peut s'en sortir, précise Nicolas. Pas sur la Yukon Quest. Il y a des endroits mythiques, comme l'Eagle Summit, une pente à 45° que l'on monte mètre après mètre, en craignant que le chien de tête vous passe par-dessus, ou que l'on descend fébrilement. Quand je l'ai fait, au sommet, j'ai vu quatre traces et, en bas, quatre trous avec chiens, traîneaux et mushers en vrac. "
Au contact de Franck Turner, recordman de vitesse de la Yukon Quest (10 j 16 h 26 min), Nicolas a beaucoup appris, notamment sur la gestion de l'attelage, pour ses expéditions ultérieures. Aujourd'hui, sa course rêvée, Nicolas l'a créée avec Henry Kam et Dominique Grandjean, La Grande Odyssée, dont la 3e édition aura lieu du 7 au 17 janvier, dans les Alpes, sur 1 000 km et 25 000 m de dénivelés. "
Je vais reconnaître tous les passages difficiles une semaine avant ", raconte le musher avec gourmandise. Contrairement aux deux grandes courses (qui restent des références puisque La Grande Odyssée a la fierté d'être une épreuve qualificative pour l'Iditarod et la Yukon Quest), le dénivelé et, surtout, le terrain, très mouvementé, la consacrent déjà comme une course d'un nouveau genre. Une aventure sportive à la pointe de la modernité.
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