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Expéditions

Le 18/09/2008 - 15h16
Par SPORT / B.C.

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Mike Horn, lovely planet

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Avec son voilier Pangaea, Mike Horn va partir pour l'Antarctique, première étape d'une expédition qui va durer 4 ans. Sur place, le capitaine quittera son bateau pour chausser ses skis et traverser le pôle Sud en solitaire.

Cette fois, l'expédition Pangaea entre dans le vif du sujet, et Mike Horn, son chef, est à pied d'oeuvre. Cette mission, qui va durer quatre ans et qui repose, sur un grand voilier de 35 m baptisé Pangaea, entend révéler "les beautés de la planète". Après l'avoir sillonnée en tous sens, l'explorateur sud-africain avait naturellement pris conscience que la Terre était en danger. Mais plutôt que de dénoncer ce que chacun sait désormais, il préfère, à travers cet ambitieux projet, montrer la nature telle qu'elle est encore, avec ses innombrables trésors. Objectif : provoquer une prise de conscience, notamment chez les jeunes, et contribuer à faire évoluer les comportements, les manières de vivre et de consommer. Un discours écologique optimiste et généreux, fondé sur l'idée que "tout est encore possible, à condition de réagir", qui s'oppose à celui de tous les cassandres.
Pour atteindre ce but, l'expédition comprend deux volets.



D'une part, "Ambassadeurs de la planète" : les jeunes gens embarqués sur le Pangaea vont témoigner, à l'aide de tous les outils de communication, à commencer par Internet, des splendeurs du globe. Ils seront en quelque sorte les premiers maillons d'une réaction espérée en chaîne. D'autre part, et dans le même temps, l'aventurier accomplira les premières qui l'ont rendu célèbre, sept défis relevés sur tous les continents, même s'il ne considère plus l'exploit extrême comme une fin en soi, mais comme un moyen d'attirer l'attention, de médiatiser le message porté par Pangaea.

Huit jeunes à bord

Depuis le 15 septembre, une douzaine de candidats de 15 à 20 ans (dont trois Français), présélectionnés sur Internet (www.mikehorn.com) sont réunis à Château-d'OEx, en Suisse. Dans un camp d'entraînement, ils reçoivent un certain nombre de formations liées à l'extraordinaire terrain qu'ils vont découvrir en octobre : le pôle Sud. Des chercheurs de l'université de Munich les ont déjà informés de la problématique des glaces et des conséquences polaires du réchauffement climatique.

Plus pratiques, des guides de haute montagne leur enseignent la progression sur un glacier, environnement qu'ils vont appréhender durant leur séjour. Cours de secourisme, entraînement physique (course à pied, montagne, VTT, initiation à la voile, etc.) sont également au programme. À l'issue du stage, huit candidats seront choisis et embarqueront le mois prochain à bord du brise-glace en aluminium (construit dans une favela de São Paulo) pour explorer l'Antarctique. Mike Horn, lui, se prépare à la traversée du pôle Sud en solitaire, soit 5 000 km - l'équivalent d'un Paris-Moscou aller-retour - qu'il entamera à la fin octobre, au moment où s'achèvera la première mission de ses jeunes ambassadeurs. Une préparation quelque peu tronquée par la mise au point de son voilier. "Je viens de passer huit mois sur mon bateau, raconte-t-il. Nous avons beaucoup navigué, traversé quatre fois l'Atlantique. Il nous fallait le tester, y compris dans les pires conditions. Je n'ai donc pas pu m'entraîner comme d'habitude, mais je sais au moins que Pangaea est fiable, robuste et sain."

Pour la première fois, sans doute, Mike Horn mise sur la durée du périple à venir pour retrouver un niveau de forme optimal. "Je pense pouvoir traverser le continent austral en quatre mois environ, à raison d'une progression journalière moyenne de 42 km. Physiquement, je sais que je ne serai pas au mieux le premier mois. Mais je compte m'améliorer au fil des semaines. Contrairement au passé, je mise davantage sur l'expérience que sur la force. "

La route du danger

L'expérience des pôles, Mike Horn l'a acquise lors de son tour du monde sur le cercle polaire arctique, puis pendant le parcours hivernal de nuit Sibérie-pôle Nord géographique, réalisé en compagnie du Norvégien Borge Ousland. Même si, dans le Sud, l'environnement diffère quelque peu. Au pôle Nord, on progresse sur la banquise, autant dire sur la mer. C'est humide, on risque de tomber dans l'eau à chaque instant. Dans l'Antarctique, ce sera différent. Si les vents sont toujours très forts, il n'y a pas à redouter que la banquise se casse. En revanche, la véritable difficulté réside dans la présence
de congères, dont certaines atteignent parfois 2 mètres de haut, qui freinent
la progression, mais aussi de montagnes qui parsèment le parcours ou de glaciers dont il faut franchir les redoutables crevasses, souvent masquées par des plaques de neige. "L'une des inconnues de cette aventure, c'est que je n'aurai pas le temps de m'acclimater à l'altitude. Je vais partir du niveau de la mer, là où mon bateau aura accosté, et je serai rapidement obligé d'enchaîner des sommets, puisque je passe par des cols de 3 000 m", s'inquiète un peu notre explorateur.

Le Pacifique à pied


Après avoir descendu la péninsule antarctique, dont la pointe se situe grosso modo en face de l'extrême sud du continent américain, Mike Horn devrait passer par le pôle Sud géographique puis infléchir sa route pour arriver sur les rivages de la mer de Ross, en face de la base américaine de McMurdo... c'est-à-dire très au large de la Nouvelle-Zélande.
En retrouvant son bateau, qui aura fait la route par la mer, Mike Horn aura donc, d'une certaine façon, franchi à pied l'océan Pacifique...

Apied et en tout cas à skis, avec sa luge qu'il tractera, parfois aidé par un cerf-volant qui lui servira de voile. Car son traîneau pèsera au départ quelque 210 kg. L'aventurier embarquera en effet 140 kg de nourriture, 33 litres d'essence pour alimenter le réchaud destiné à faire fondre la glace et préparer les repas, une tente de 4 kg, 15 kg de matériel divers (communication, batteries de rechange, réchaud, cerf-volant...), 4 kg de vêtements de rechange, 1 kg de trousse à pharmacie, 1 kg de kit de réparation du matériel, auquel il faut ajouter le poids de la luge elle-même, 12 kg. Mais quand on a soulevé des montagnes pour construire et faire naviguer un voilier géant, il est normal de vouloir s'enfoncer dans le désert blanc pour prêcher la bonne parole. Et plaider la cause de notre planète.

COMMENTAIRES

posté le 28/12/2008 18h15, par isaetromu    alerter l'équipe de modération  

c homme est grandiose j ai lus tout ces exploits !!!

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