Le 23/11/2007 - 11h38
Par
SPORT / Jonathan Louis
Les Russes bientôt sur Mars
SportWeek
Qui foulera le premier le sol martien ? Des ingénieurs russes obtiendront peut-être une réponse... Ils planchent sur la simulation d'une expédition de 500 jours vers la planète rouge avec six cobayes.
Les Russes ont perdu la course vers la lune, ils veulent remporter celle vers Mars. L'Académie russe des Sciences réalise la maquette d'une navette spatiale pour simuler une expédition à destination de la planète rouge. L'objectif est d'étudier les conditions de vie des astronautes. Le projet "Mars-500" doit débuter en 2008. Il évaluera l'endurance de six volontaires enfermés dans une navette -restant au sol- durant au moins 500 jours. Après un décollage simulé, les astronautes seront isolés du reste du monde. Mars est située à plus de 56 millions de km de la Terre, un aller simple prendrait environ 250 jours.
Les cobayes resteront confinés dans le vaisseau -truffé de caméras- constitué de : trois quartiers de vie commune avec chambres individuelles, une salle d'exercices physiques, une zone de stockage des provisions, une zone biomédicale et un laboratoire. Un module recréant le sol martien sera aussi reconstitué. Plusieurs données seront recueillies afin d'établir un support médical.
La problématique du ravitaillement
Si un départ vers la planète rouge avait lieu, la principale difficulté résiderait dans l'approvisionnement de la navette. Evgeny Demin, directeur technique de "Mars-500" déclare : "
Quand nous avons préparé ce projet, nous avons identifié les différences entre une expédition sur Mars et les missions orbitales actuelles. Le plus important est l'analyse de situations spécifiques telles que l'impossibilité de ravitailler l'équipage en nourriture ou en fuel, ou bien remplacer l'un des astronautes en cas d'urgence."
Pour l'heure, c'est l'astronaute de la station MIR, Valeri Poluakov, qui détient le record de la mission spatiale la plus longue avec 437 jours.
Une fois où le voyage sur Mars sera possible, on est pas encore là de voir des habitants y rester.