Sportweek by Sport

Surf
Ski/Snow
BMX / Skate / FMX
VTT
Air
Outdoor
Running
Alpinisme
Aventure
XTrem

sportweekxtreme.fr > Aventure > Expéditions

Expéditions

Le 02/07/2006 - 13h00
Par SPORT / Claire Raynaud

  • noter cet article :
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Envoyer à un ami
  • Publier sur votre blog
  • Commenter
  • Imprimer

Sur les traces du Kon-Tiki : Robinsons des Mers

SportWeek

SportWeek

Près de soixante ans après l'odyssé du Kon-Tiki, une nouvelle expédition norvégienne traverse actuellement le Pacifique, depuis le Pérou jusqu'à la Polynésie. Une aventure exceptionnelle menée par un équipage que nous avons contacté par satellite. Récit


Le 27 avril dernier, au terme d'une émouvante cérémonie, une étrange embarcation, baptisée Tangaroa, quitte le port péruvien de Callao. À bord de ce radeau aux lignes anachroniques, long de 17 m et large de 8 m, six hommes... et un perroquet. Ils appareillent en direction de la Polynésie pour une traversée du Pacifique, aussi aventureuse que risquée.

Parmi eux figure Olav Heyerdahl, qui n'est autre que le petit-fils de l'aventurier norvégien Thor Heyerdahl, qui s'était rendu célèbre en 1947 en effectuant la même traversée à bord du radeau Kon-Tiki. "Nous avons quitté le Pérou 59 ans, jour pour jour, après le départ du Kon-Tiki, raconte Olav Heyerdahl, visiblement ému. Je trouve que cette expédition est une merveilleuse manière de rendre hommage à mon grand-père, même si je regrette juste qu'il n'ait pas eu vent de ce projet avant de nous quitter, il y a quatre ans."

Si le but officiel de l'expédition est d'évaluer le niveau de pollution du Pacifique, l'équipage tient avant tout à réitérer cette traversée dans les mêmes conditions que le Kon-Tiki. Le Tangaroa est d'ailleurs une réplique fidèle de son glorieux aîné. Pendant des mois, Olav, ingénieur de formation, et ses cinq compagnons, ont travaillé nuit et jour dans un chantier naval militaire péruvien pour construire le radeau. Ils ont assemblé les onze énormes troncs de balsa qui composent le socle de l'embarcation, à l'aide de cordes et de lianes, sans jamais utiliser le moindre clou. Ils ont ensuite bâti la partie habitable à l'aide de grands joncs cueillis sur les bords du lac Titicaca. Puis ils ont cousu à la main des pans de coton, pour confectionner une immense voile carrée de 90 m2.

L'autre défi : les relations humaines

Seule concession à la modernité, des panneaux solaires et une liaison radio satellite, qui permet de faire partager l'aventure à des milliers d'écoliers norvégiens. "Pour le reste, à part 1 500 litres d'eau, 400 rations de l'armée américaine et une guitare, on n'a pas embarqué grand-chose, précise Torgeir Higraff, le chef de l'expédition. Heureusement qu'on améliore notre quotidien en plongeant et en ramenant du poisson."

En plus de conditions matérielles spartiates, il faut aussi gérer l'aspect humain de l'aventure. "Cela fait maintenant deux mois que nous sommes confinés tous les six sur le radeau. Tout se passe très bien mais nous sommes conscients que pour conserver cette ambiance au beau fixe, il nous faut faire des efforts et rester vigilants", avoue Olav.

Au fur et à mesure que le radeau s'approche de la Polynésie, les conditions météo s'améliorent, ce qui facilite considérablement la vie à bord. "Les quatre premières semaines, nous avons essuyé des tempêtes monstrueuses, vraiment effrayantes, confie Torgeir. Le radeau était littéralement submergé et, même encordé, il n'était pas possible de sortir de la cabine. Il y a vraiment eu des moments où nous avons cru qu'il allait se désintégrer."

Des moments qui ont évidemment soudé le groupe à jamais. "Vivre une telle aventure vous unit et vous métamorphose, affirme Olav. Nous changeons tous, jour après jour. Notre rythme de vie est désormais totalement calqué sur celui du soleil, nos préoccupations sont basiques mais tellement essentielles. Et puis ce que j'apprécie par-dessus tout, c'est d'avoir ce temps pour méditer et pour faire connaissance avec les autres. Je sais déjà que le retour sur terre va être terriblement difficile."

Et inéluctable, surtout. Comme le radeau est poussé par le vent et les courants et qu'il ne peut pas faire demi-tour, ses passagers sont condamnés à toucher terre au plus tard fin juillet. Néanmoins, si le retour sera forcément ardu, les passagers du Tangaroa reconnaissent qu'il y a pire qu'un atoll polynésien pour reprendre pied avec la civilisation.


COMMENTAIRES

Soyez le premier à donner votre avis

Ajouter un commentaire

Mots-clés

Sport

Surf
WCT
WQS
Longboard
Wakeboard
Kitesurf
Windsurf
Ski / Snow
Freeski
Snowboard
Freeskiing Tour
Freeride Tour
TTR
Winter X Games
Street
BMX
Skateboard
FMX
Fise Experience
X Fighters
X Games
VTT
Qashqai Urban Challenge
VTT Freestyle
Descente
Air
Base Jump
Red Bull Air Race
Parapente
Montagne
Ski alpinisme
Escalade
Rando / Trek
Aventure
Expéditions
Raids
Outdoor
Running
Endurance
Trails