Le 26/10/2007 - 11h49
Par
SPORT / Jonathan Louis
Une expédition anglaise veut mesurer l'épaisseur de l'Arctique
SportWeek
L'explorateur français Jean-Louis Etienne n'est pas le seul à vouloir mesurer la calotte glaciaire de l'Arctique. Le Britannique Pen Hadow mènera une expédition similaire en février 2008.
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La calotte de glace de l'Arctique est en crise. Elle va disparaître au cours de la vie de la plupart des personnes qui sont ici. La question est : quand ?" déclare Pen Hadow, 45 ans. L'explorateur britannique espère trouver la réponse avec l'expédition Vanco Arctic Survey (VAS) qui part de Point Barrow, en Alaska, à la mi-février 2008. Il sera accompagné d'Ann Daniels (chargée de la navigation et de l'intendance) et de Martin Hartley (photographe). L'équipe va parcourir un terrain fait de glaces imprévisibles et d'une météo parfois hostile (brouillard, blizzard). En avril prochain, la mission Total Pole Airshop de l'explorateur français Jean-Louis Etienne survolera en dirigeable le continent de glace, pour également en mesurer l'épaisseur, par le biais d'un altimètre laser.
La fonte de la calotte arctique est irréversible. En 28 ans, elle s'est
réduite de 60% et le taux s'est accéléré entre 2001 et 2007. Pour
l'heure, les estimations sur sa disparition s'étalent de 16 à 100 ans.
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Le seul moyen d'avoir une connaissance précise, c'est d'aller sur
place à pied", indique le Britannique. Les données scientifiques
recueillies permettront de calculer pendant combien de temps la "
fine
croûte de glace sur l'océan" qu'est l'Arctique fera encore partie du
paysage de la Terre. "
Il faudra sans doute un à deux ans pour les
étudier et connaître la vitesse de fonte de la calotte de glace qui
serait épaisse de seulement trois mètres", souligne Pen Hadow.
2 000 km, 120 jours, -50°, 10 millions de données
Le périple de 2 000 km devrait durer 120 jours avec une arrivée prévue en juin. Ils tireront chacun une luge-traîneau flottante de 85 kg (pour le matériel) à travers un froid pouvant descendre à -50° degrés. Ce voyage implique aussi de nager pendant une centaine d'heures dans une eau à -1,8°. Un ravitaillement est prévu toutes les deux semaines. L'équipe procèdera tous les 20 cm à des relevés radars du sol (épaisseur de la glace, de la couche de neige), puis tous les 20 km à des carottages de glace pour en mesurer la densité. Dix millions de données au total seront recueillies. Le budget total de la mission est de 2,87 millions d'euros.
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