Le 20/03/2009 - 16h37
Par
SPORTWEEKXTREME / Mika et Sarah
Pendant tout notre séjour en Australie nous avons beaucoup réfléchi sur la manière d'aller à Perth, sur la côte ouest du continent. Parce que les distances sont tellement grandes, il faut peser le pour et le contre de toutes les options...
En voiture? Mais est-ce que le Cagibi tiendra le coup sur cette longue route dans le désert? En train? Mais est-ce vraiment rentable ? Et au fond, est ce qu'on veut vraiment aller à Perth? Finalement, le meilleur rapport temps passé / prix payé était l'avion. Et pour payer encore moins cher, on a pris le premier vol de la journée (décollage à 6h, enregistrement à 5h). Mais les premiers bus et trains ne permettent pas d'arriver à temps à l'aéroport. Nous avons donc décidé de nous y rendre la veille et de dormir dans le hall. Vers 1h, bien installés et prêts à commencer notre courte nuit, nous nous faisons interpeller par la sécurité. Le terminal des vols domestiques ferme et on ne peut pas rester. Nous devons nous rendre au terminal international et il n'y a pas de navette (en tous cas pas à 1h du mat). Il faut reprendre le train. Le transfert entre les deux terminaux coûte aussi cher que le trajet depuis le centre ville, et au matin, comme il n'y a toujours pas de transports en commun, on doit se payer un taxi. On se demande si prendre le premier vol était vraiment rentable.
Après 4h d'avion, nous atterrissons à Perth, et contrairement à Sydney, il fait beau. Nous marchons avec nos énormes sacs pour trouver une auberge de jeunesse, puis nous passons le reste de la journée à découvrir la ville. Si le principal défaut de Perth est son isolement par rapport au reste du pays, on sent également que c'est ce qui en fait son originalité. Ayant pu s'émanciper du modèle britannique, Perth ne ressemble pas aux mégalopoles de la côte est. La population est beaucoup plus cosmopolite et la ville a sûrement été marquée par ces influences venues de divers horizons (Asie, Afrique, Europe...). Sans être flagrant, le métissage culturel rejaillit sur la ville. On a été séduit par sa diversité architecturale. Des bâtiments historiques côtoient des bâtiments neufs au design original. De vieux immeubles retrouvent une nouvelle jeunesse grâce à une rénovation audacieuse. La Bell Tower, par exemple, est un beffroi ultra moderne de verre, bois et acier qui abrite les cloches d'une ancienne église anglaise. Comme la ville n'est pas immense, on peut la visiter à pied et on profite pleinement du soleil. On grignote un bout dans le quartier animé de Northbridge et on passe l'après-midi au Kings Park.
Le soir, nous nous couchons dans le dortoir de l'auberge de jeunesse en espérant éviter les ronfleurs, les soulards britanniques ou autres colocataires dérangeants. Heureusement, rien de tout cela. Bien aidés par le décalage horaire, nous nous réveillons le lendemain de bonne heure pour attaquer une journée culturelle. Au coeur de la ville, on trouve un quartier qui regroupe la plupart des musées, la bibliothèque et l'université. Nous visitons gratuitement le PICA (Perth Institute of Contemporary Art) qui consacre une exposition à Oscar Muñoz. Cet artiste colombien propose un travail assez original sur la perception visuelle grâce, notamment, à des installations impliquant le spectateur/visiteur. Après cette courte (mais vraiment intéressante) expo, nous enchaînons avec l'Art Gallery of Western Australia, elle aussi gratuite. Une grande partie du bâtiment est consacrée à Gordon Bennett. Cet artiste aborigène contemporain mixe art moderne et art traditionnel. Il se sert de ses toiles pour faire passer un message politique et sa peinture étant chargée d'une vraie violence, on prend une leçon d'histoire en pleine face. On a ainsi mieux compris la manière dont le peuple aborigène à vécu (et vit encore) l'invasion des blancs. On est sorti de ce musée un peu choqués, mais beaucoup moins bêtes. Après cette matinée enrichissante, nous avons passés l'après-midi à organiser notre court séjour sur la côte ouest. Il y a énormément à voir et les distances sont telles qu'il nous faudrait plus de temps. Nous nous restreignons donc au sud-ouest du pays et réservons la plongée avec les requins-baleines, le désert des Pinacles ou le Wave Rock pour un prochain voyage. Le soir, nous mangeons au Annalakshmi. Ce restaurant indien idéalement situé au bord de la rivière Swan propose une bonne cuisine végétarienne. Présentée sous forme de buffet, on peut se servir autant qu'on veut. Mais la vraie originalité de ce restaurant, c'est qu'il n'y a pas de prix pour le repas. Une fois rassasié, on donne ce que l'on veut. Pour finir la journée, nous avons assisté à un concert. Ou presque... En fait, nous sommes arrivés au moment du Perth International Arts Festival. De nombreux événements culturels (théâtre, ciné, expos,...) sont organisés pendant près d'un mois et notamment des concerts dans un parc. L'entrée est payante, mais beaucoup de gens se posent dans l'herbe derrière les barrières et même s'ils ne peuvent pas voir les artistes, au moins ils profitent de la musique gratuitement. Nous avons ainsi pu découvrir Geoffrey Gurrumul Yunupingu. C'est un musicien aborigène à la voix envoutante. Il chante des mélodies douces, accompagné d'une guitare sèche ou d'un violon. Mais il est vraiment assez difficile de vous expliquer son style particulier par écrit. Le mieux c'est que vous alliez vous faire une idée sur sa page Myspace (www.myspace.com/gurrumul).
Le jour suivant, nous louons un cousin de notre Cagibi, une Ford Falcon Break de 1999, et prenons la route vers le sud jusqu'à Fremantle. Nous visitons cette petite ville historique fondée par les premiers bagnards et faisons une pause à la brasserie " Little Creatures ". Si vous vous souvenez, nous avions découvert cette bière à Melbourne, mais la maison mère se trouve en fait à Fremantle. C'est l'occasion pour nous de tester les autres produits de la brasserie et de confirmer que la Little Creatures Bright Ale, grâce à ses arômes de litchis, est bien la meilleure bière que nous ayons bue en Australie (et peut-être dans le monde). Nous allons ensuite à Busselton, où nous assistons au coucher du soleil sur l'océan Indien depuis un incroyable ponton s'avançant dans la mer sur plus de 2 km. A la nuit tombée, nous avons un petit souci avec la voiture. Les phares restent allumés. Ce qui est gênant quand on croise d'autres véhicules, mais qui devient encore plus problématique lorsqu'ils restent allumés alors que le contact est coupé. Mika démonte la boîte à fusibles et tout rentre dans l'ordre. Nous pouvons nous coucher après avoir plié les sièges de la voiture, mais il n'y a pas de rideaux. Notre Cagibi nous manque déjà.
Le réveil au bord de la plage est très agréable. Nous hésitons sur notre programme et partons finalement vers Cape Naturaliste pour une rando dans des falaises surplombant l'océan. Mais nous devons changer nos plans. La zone vient d'être ravagée par un feu et il est interdit de s'y promener. Nous partons alors en direction de Margaret River. Après la Barossa Valley et la Lower Hunter Valley, nous voilà dans une autre région viticole. Il s'agit certainement de la plus prestigieuse du pays. Nous envisageons de diner sur un domaine pour tester les produits régionaux mais les cuisines ferment à 17h ??!! Alors, nous nous rabattons sur un restaurant du centre ville : Le Wyno's. La cuisine y est vraiment délicieuse, ce qui est apparement un exploit dans la région. Nous avons fait le tour de tous les restos de la ville et ce sont plus des snacks améliorés, voire au mieux de la cuisine de bistrot australien (fish and chips ou tarte à la viande). Dommage pour une région qui se veut " gastronomique ". Bien que le repas fut particulièrement bon et original, on ne va pas vous détailler le menu car certains diront que c'est plus un tour du monde avec le " guide Michelin " qu'avec le " guide du routard ". En attendant l'heure du diner, nous avons rencontré Julien et Nadia. Un couple de français très sympathique qui prend le temps de voyager autour du monde. Après un an passé au Canada, ils ont traversé la Russie avec le Transsibérien, visité les steppes de Mongolie et fait une escale (plus longue que prévue) à Tokyo avant d'arriver en Australie. Ils ont été totalement séduits par le Japon, et le coût de la vie étant bien moins élevé que tout ce qu'on en dit, ils vont y repartir bientôt pour y passer un an. Tout ce qu'ils nous ont raconté nous a vraiment emballé et comme on est également très attiré par le pays du soleil levant, on pense déjà à modifier notre planning pour y rester plus de 15 jours. On pense qu'on se décidera une fois sur place, mais on vous tiendra bien évidemment au courant.
Le lendemain, une fois n'est pas coutume, nous nous payons une activité de touristes. On part en groupe pour une balade en canoë sur la Margaret River. C'est l'occasion de voir de grands kangourous et d'une baignade dans l'eau glacée de la rivière. Il fait très beau, le groupe est sympa et on passe un bon moment. Au programme de cette expédition, nous avons droit à un déjeuner à base de produits " locaux ". Nous avons donc mangé du kangourou (désolé Laurence et Rodolphe), de l'émeu et du faon. Le tout accompagné d'herbes, de fruits, de graines et d'épices qu'on ne trouve pas vraiment dans les supermarchés. C'était globalement assez bon.
Et puis, cerise sur le gâteau (si on peut dire), nous avons goûté aux fameux vers blancs australiens. La sensation est assez difficile à décrire. Disons que c'est constitué de plusieurs couches. Certaines sont un peu rigides, comme la peau d'une crevette, d'autres caoutchouteuses, et c'est comme fourré avec une substance crémeuse. Très honnêtement, le goût n'est pas rebutant, mais comme la texture oblige à mâcher pendant longtemps, cela laisse le temps de penser au fait qu'on a un ver dans la bouche. Et ça, c'est dur à avaler. Pour digérer tout ça, nous avons fait un petit tour dans une grotte. Rien à y voir, mais nous avons du y progresser en rampant, en évitant de s'écorcher le ventre avec les stalagmites et de se taper la tête dans les stalactites. C'était plutôt rigolo pour nous, mais beaucoup moins pour le groupe de sexagénaires qui nous accompagnait. Pour finir l'excursion, nous organisons une course de canoë que nous remportons bien évidemment. Nous gagnons ainsi une bouteille de mauvais vin blanc local (chaud) que nous partageons avec tout le monde. En cette fin d'après-midi, nous prenons la route vers la côte sud du pays où se trouvent de grands parcs forestiers. Nous nous arrêtons aux Bedellup Falls, des cascades qui n'ont aucun intérêt en cette période plutôt sèche. Puis, nous allons jusqu'au Gloucester Tree. Il s'agit d'un arbre (un karri) de plus de 60 mètres de hauteur. A son sommet, il y a une plateforme à laquelle on peut accéder en grimpant une échelle dont les barreaux sont de ridicules tiges de fer plantées dans le tronc. Nous déconseillons fortement l'expérience aux cardiaques et à ceux qui ont le vertige. Il est également préférable d'avoir un minimum de condition physique car, une fois qu'on est lancé, on n'a pas envie de s'arrêter au milieu pour se reposer. Et grimper une échelle de plus de 60 mètres, ça prend du temps. Essayez (tant que faire se peut) de rester décontracté malgré le vide sous vos pieds, car vous risquez de faire une crampe à trop serrer les barreaux. Et là encore, vous n'avez pas envie de vous arrêter au milieu en attendant que la crampe passe. Autre conseil, mettez des baskets pour ne pas perdre vos tongues en cours de route, et mettez des pantalons et manches longues parce qu'il y a des taons, et que c'est pas génial de se faire piquer pendant la montée. Une fois arrivé en haut, vous êtes très fier, vous avez une vue incroyable sur l'ensemble de la région. Comme nous y sommes allés le soir, nous avons évité la foule de touristes qui s'entasse sur la plateforme qu'on espère stable, mais surtout, nous avons pu admirer le début d'un coucher de soleil. Nous n'en avons pas vu la fin car faire la descente de nuit, c'est pas vraiment recommandé. On a toujours appris que pour descendre une échelle, il ne faut pas regarder en bas. Sauf que, quand l'échelle tourne en spirale autour de l'arbre, on est bien obligé de regarder parce qu'on préfère voir le vide que de rater un barreau. C'est impressionnant au début, mais une fois qu'on a pris le rythme, ça descend tout seul et on est presque surpris d'arriver si vite en bas.
Le lendemain, nous visitons une autre " attraction " forestière : la vallée des géants. C'est juste une forêt avec de très très grands arbres dont le chemin traverse les troncs. A moins d'être botaniste, ça a assez peu d'intérêt. Il paraît qu'il y avait des arbres vraiment gigantesques avec des troncs de 25 mètres de diamètre, mais on ne les a pas vus. Toujours dans la vallée des géants, vous pouvez vous promener sur le Tree Top Walk. C'est une passerelle d'acier qui traverse la forêt à 40 mètres de haut. C'est assez sympa, mais après le Gloucester Tree, c'est pas vraiment impressionnant. Et puis, c'est vraiment très court. Si vous ne vous arrêtez pas pour profiter du vide sous vos pieds, vous avez fini en moins de 3 minutes. C'est dommage car cette passerelle, couplée avec des activités type accrobranches, ça serait vraiment génial. Dans l'après midi, nous quittons la forêt pour aller sur les plages de la côte sud. Et notamment la très belle Greens Pool de Denmark. Il s'agit d'un bassin naturel fermé par d'énormes roches rondes, les Elephant Rocks. L'eau est turquoise, le paysage est surréaliste, c'est magnifique.
Comme nous avons bien roulé ces derniers jours, il nous faut remonter afin d'arriver à temps pour avoir notre avion. Nous nous rendons directement au sud de Perth, dans la petite ville de Mandurah dans laquelle il y a des maisons de milliardaires incroyables, desservies par des canaux privés. On se serait cru à Miami. Il paraît qu'il y a aussi des dauphins, mais nous n'en avons pas vus. Nous dormons une dernière fois dans la voiture au bord de la plage. Au matin, nous profitons de notre dernière baignade en Australie, puis retournons à Perth. Encore une fois, nous avons pris le premier vol du matin pour payer moins cher, et encore une fois, il n'y a pas de transports en commun qui arrivent suffisamment tôt. Heureusement, une zone de l'aéroport de Perth est ouvert et nous passons notre dernière nuit australienne à côté des tapis de livraison des bagages. Au matin, nous décollons vers Sydney, changeons de vol et quittons définitivement l'Australie. Prochain arrêt : la Nouvelle Calédonie.
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Je pense qu à présent vous êtes sur Nouméa sur la terre des Kanaky à faire de l intérim sur la baie des citrons, ou sur l île des pins%u2026A quand les vidéos des plus beaux lagons du monde habités par les pointes noires%u2026et les plus petits poissons ??
Avez-vous rejoins une tribu Kanak et échangé une bouteille de whisky contre un toit orné d une flèche faîtière ???
Avez-vous retrouvé de la famille?
Encore des nouvelles Vite vite vite!!
Surtout pas d imprudence avec le poisson. Ne vous choppez pas la gratte, en mangeant n importe quels poisons pêchés.
Ps : chapeau pour le caméscope: sacré cadeau.
Je pense qu%u2019à présent vous êtes sur Nouméa sur la terre Kanaky à faire de l%u2019intérim sur la baie des citrons, ou sur l%u2019île des pins%u2026 A quand les vidéos des plus beaux lagons du monde habités par les pointes noires%u2026et les plus petits poissons??
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Encore des nouvelles%u2026.Vite vite vite!!
Surtout pas d%u2019imprudence avec le poisson. Ne vous choppez pas la gratte, en mangeant n%u2019importe quels poisons pêchés.
Ps : chapeau pour le caméscope%u2026Sacré cadeau.