Le 30/10/2007 - 15h19
Par
SPORT / Stéphane Méjanès
Victoria Pratt, de la terre à la lune
SportWeek
Elle aurait pu être la plus jolie cow-girl de l'Ontario. Mais Victoria Pratt rêvait d'un destin plus glamour. Le sport lui a servi de tremplin vers un monde de paillettes où elle creuse son sillon.
Les téléspectateurs assidus de Canal Jimmy reconnaîtront ce profil. Dans la série Mutant X, c'est celui de Victoria Pratt, alias Shalimar Fox, une sorte d'organisme génétiquement modifié aux extraits de félins. Lorsque ses yeux clairs se teintent d'orange et prennent la forme d'amandes, ses forces et ses réflexes sont décuplés, elle bondit comme un chat piqué par une guêpe, et n'a qu'une hantise, le feu. C'est à peine un rôle de composition pour Victoria, qui a débuté tardivement dans la carrière d'actrice. Avant ça, le sport était toute sa vie. Il lui a permis de mettre de la distance entre elle et son village natal de 1 850 âmes, Chesley. Douillettement blotti dans la province de l'Ontario, au Canada, il est réputé pour ses élevages de boeufs, ses chutes de neige record et Bruce The Cow, la sculpture d'une vache haute de 5,5 m qui trône à l'entrée du lieu.
Le visage badigeonné de vaselinePour échapper à son destin bovin, la petite Vicky s'est mise à courir à perdre haleine, y compris la nuit, badigeonnant son visage avec de la vaseline trouvée à la ferme familiale pour échapper aux morsures du froid glacial régnant l'hiver dans cette contrée reculée. Un entraînement de galérienne qui a donné ses fruits puisqu'elle a décroché plusieurs médailles en athlétisme, sur les haies, tant au niveau provincial que national. Un talent qui lui a ouvert les portes de la York University, à Toronto, où elle a découvert le bonheur de soulever des haltères et obtenu un diplôme de kinésiologie (étude scientifique des mouvements humains). Elle a même travaillé quelques mois dans le labo de l'établissement, permettant à quelques veinards, hockeyeurs professionnels des Toronto Maple Leafs, Winnipeg Jets et Sans Jose Sharks, de passer entre ses mains. Elle a ensuite écrit un livre de fitness et de bodybuilding avec l'un de ses anciens professeurs, avant de collaborer régulièrement à MuscleMag.
Un bon pote dans un corps de filleL'éditeur de ce magazine spécialisé, Robert Kennedy, fin stratège, n'a pas tardé à utiliser "
son sourire craquant, son physique athlétique et sa plastique naturelle " sur ses couvertures, précipitant l'entrée de Victoria dans le monde du show-business. Non sans lui avoir conseillé de prendre quelques cours de comédie, ce qu'elle fit consciencieusement pendant deux ans, toujours aussi déterminée. Et, dès sa première audition, elle décrochait le gros lot, un rôle dans la nouvelle série de John Woo, Les Repentis. Une apparition qui devait rester sans lendemain, mais qui se transforma en personnage récurrent. Le sport a perdu une jolie ambassadrice, le divertissement a gagné une figure nouvelle. Aujourd'hui, Victoria continue d'entretenir sa forme, notamment en pratiquant le karaté Shotokan et le kickboxing. Et elle adore le poker. Un bon pote dans une enveloppe de fille sexy, en somme.
Victoria Pratt : Ah, la lune...
Elle est trop jolie _
La reconversion de nos jolies sportives vers la télé au cinéma est monnaie courante. Mais la reconnaissance diverge. Mieux vaut etre reconnu pour ses exploits sportifs que pour une silhouette irréprochable.
Jolie choix cette semaine....je suis charmé....bravo myfreesport...
Elle est la jolie féline que j'aime beaucoup. Du sport au cinéma, elle a surement passé bien de difficultés...