Le 19/05/2006 - 17h48
Par
SPORT / Stéphane Méjanès
Freeride sur la vague Jet party
SportWeek
Le freeride, ça n'est pas que le surf ou le ski hors- piste. En jet-ski, on s'envoie aussi en l'air et en liberté. Sur les vagues, la crème des riders participe au seul circuit mondial du genre. Assis ou debout.
"
L'instant parfait, c'est quand la lèvre de la vague est sur le point de se refermer. C'est là qu'on peut utiliser le maximum de sa puissance et de son mouvement pour envoyer des loopings arrière [ou back flips]. " Ce n'est pas le surfeur Kelly Slater ni même le windsurfeur Robby Naish qui s'expriment ainsi mais Patrick Rolland, cofondateur et membre du bureau de l'International Freeride Watercraft Association (IFWA), qui fédère les accros du jet-ski dans les vagues. Pour l'adrénaline dans des gerbes d'écume, la discipline n'a rien à envier aux autres sports d'eau non motorisés.
Un "barrel roll", une sorte de tonneau latéral avec une vrille à l'horizontale, aux manettes d'un engin de 150 à 250 kg, ça décoiffe, même sous le casque. Et quand certains le doublent, on ferme les yeux. Dans l'esprit, les adeptes du "jet-wave" font indéniablement partie de la grande famille du freeride. La pureté de leurs intentions est même quasi totale : on ne fait pas fortune sur un jet-ski. Les dirigeants de l'IFWA, présidé par le Brésilien Marcelo "Tchello" Brandão, sont tous bénévoles. Sur chacune des cinq étapes du Freeride World Championship Tour, le total des prix alloués aux participants dépasse à peine les 5 000 euros.
Du coup, faute de nerf pour la guerre, les soirées entre riders transpirent la bonne humeur et valent le détour pour peu qu'on ait un peu le sens de la fête. Personne n'est en tout cas couché à 20 h pour être en forme à 8 h le lendemain matin. Cela n'empêche pas les meilleurs de s'envoler à 10 m pour aller décrocher les étoiles. C'est aussi un sport qui conserve. Le meilleur en jet " sit down " (assis) est encore aujourd'hui le Sud-Africain Jimmy Visser, 46 ans, qui se bat désormais contre son propre fils, James. "
Je dois quand même avouer que pour moi ça devient de plus en plus difficile de faire des nouveaux tricks ", confiait " Jimbo " dans le numéro d'avril-mai de Hydrojet Magazine (5,80 euros, bimestriel).
En " stand up ", discipline qui utilise les jets à bras, c'est le Français Pierre Maixent qui fait la loi. Il a décroché le titre de champion du monde de la spécialité, l'an dernier, au Brésil. Du 5 au 7 mai, à Montalivet (33), il a pris la 3e place en "sit down", derrière la famille Visser, et la 2e en "stand up", battu par son compatriote, Gil Beurnier. Cette épreuve de Montalivet a été mise sur pied il y a huit ans par Patrick Rolland, épidémiologiste rattaché à l'Institut de veille sanitaire de Saint-Maurice (94) et détaché à Bordeaux, et son comparse Jac Mouazan, carrossier.
Un an plus tard, "Tchello", lançait son épreuve au Brésil. Les trois hommes se sont réunis il y a trois ans pour accoucher du premier circuit mondial, dont c'est la deuxième édition. Aujourd'hui, les candidatures affluent (Bali, Maroc ou Japon) pour s'intégrer au Tour. Pas pressés de grossir anarchiquement, les membres de l'IFWA accorderont leur label sur pièce. Freeriders avant tout.
Pour bloguer cette vidéo, copiez/collez le code ci-dessous :
Il faut vraiment être des malades pour faire des figures de la sorte en JET (VOIR PHOTO)