Le 22/01/2008 - 18h05
Par
SPORT / Julien Gaignard
Le Tas-d'Arbring est le fait de descendre le plus vite possible une colline. Mais pas question de passer par les sentiers battus, il faut tracer tout droit en évitant les obstacles ou si ce n'est pas possible les traverser.
C'est en 1998 que la discipline est née du cerveau de deux jeunes étudiants Français. Leur idée est de se rendre le plus vite possible en bas d'une colline boisée de plusieurs types de végétations. Mais pour cela pas question de passer par des chemins tracés, cela serait trop facile. Les deux précurseurs décident de foncer tout droit à travers la forêt. Le premier, François, court à perdre haleine dans un sous-bois dégagé, il est agile et évite les branches : il a inventé le running. Le second, Nicolas, est dans une situation plus délicate. Sa partie de forêt est plus dense ce qui ralentit sa progression. Au lieu de lutter avec la flore ambiante, il décide d'évoluer en se jetant de buisson en buisson. Il a alors la sensation de surfer sur une vague de verdure : il a inventé le jumping (sauter sur les buissons) et le crossing (traverser un sous-bois très dense).
Les deux hommes décident alors de diviser leurs disciplines en 3 épreuves : le jumping, le running et le crossing. Sachant qu'il est possible d'utiliser les 3 variantes lors d'une même descente. Le jumping, représente l'essence même du Tas-d'Arbring. Le saut de buisson en buisson, étant le vrai plaisir de la discipline. Le running, consiste à foncer tout droit à près de 30km/h en évitant les obstacles naturels Enfin le crossing est l'épreuve la plus difficile : il s'agit d'escalader pour descendre, on monte puis on trouve des buissons suffisamment épais pour ralentir sa chute.
La discipline peut donc être pratiquée par tout amoureux de la course et de la nature, ayant un petit grain " jackass ". Il ne faut juste pas oublier l'équipement adéquat ( casque, gant et vêtements renforcés) pour éviter les blessures.
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