Sportweek by Sport

Surf
Ski/Snow
BMX / Skate / FMX
VTT
Air
Outdoor
Running
Alpinisme
Aventure
XTrem

sportweekxtreme.fr > Outdoor > Kayak / Canoë

Kayak / Canoë

Le 16/10/2006 - 16h45
Par SPORT / William Garnier

  • noter cet article :
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Envoyer à un ami
  • Publier sur votre blog
  • Commenter
  • Imprimer

En canoë au pays des Iroquois

SportWeek

SportWeek

Trois fois plus grand que la France, le Québec offre des lacs et des rivières à profusion. Petit avant-goût d'une nature qui se découvre au rythme de la pagaie.

Après 5 h de route goudronnée au départ de Montréal, voilà maintenant 3 h que nous roulons sur un chemin qui semble lacérer la forêt boréale. Parfois, quelques trouées dans la végétation laissent apparaître un étang, un bout de rivière ou une esquisse de lac. Justement, le lac Table, point de départ de notre expédition en canot au pays des Iroquois s'étale devant nous. Quelques barques de pêcheurs rappellent que la Belle Province reste un paradis pour les amateurs de belle prise.

À quelques encablures de canot, la rivière du Lièvre court là-bas, au loin. Une rivière ? Un fleuve, pourrait-on dire sans rougir, tant " la Lièvre " - comme l'appellent les locaux - semble se prélasser dans un espace quasi-infini. Avec l'arrivée de la nuit, les couleurs se perdent et se confondent. Le bleu de l'eau se noie dans l'horizon et les arbres quittent leur vert attribut pour devenir d'inquiétantes et sombres sentinelles veillant sur les singuliers intrus que nous sommes.

Coup propulsif, coup en j, coup circulaire... Après l'apprentissage des manoeuvres en eau calme, nous avons hâte de nous laisser glisser sur la rivière, comme le faisaient jadis les autochtones. Encore que glisser n'est pas toujours le terme approprié. Il se dit d'ailleurs que dans les rapides, le canot se transforme en étalon sauvage qui doit être guidé avec fermeté. C'est le pagayeur qui doit maîtriser sa monture et non l'inverse. Place à la vigilance, car toute trajectoire hasardeuse peut conduire l'embarcation au dessalage.

Avec Manu, l'un des deux guides, nous jouons le rôle de premiers de canot. Une entrée en matière plus qu'approximative place l'embarcation perpendiculairement au courant. Noyés par le brouhaha de la rivière, les rires de mes acolytes (postés sur des rochers en surplomb du rapide) croisent les implorations de Manu : "On passe en arrière ? Attends, j'entame une circulaire. Vas-y, fais un appel débordé, je donne un coup de J.". Tabernacle ! Après quelques manoeuvres, nous nous extirpons de cette situation et terminons avec les honneurs (ou presque) le rapide.

Agenouillé dans cette embarcation ouverte, c'est un sentiment d'humilité qui vous envahit. Et la sensation de n'être qu'un invité dans ce lieu où la nature s'expose en grand. Toléré. Accepté, au mieux. L'activité principale consiste à traquer le moindre indice en provenance de la mystérieuse forêt boréale, en quête du célèbre ours noir ou du non moins célèbre orignal, "phénix des hôtes deces bois". Une branche craque et le coeur se met à battre la chamade. Zut ! Certainement le vent. Et cette ombre brune au loin ? Un castor s'affairait-il à la confection d'un barrage ? Raté. L'ouvrage est négligemment laissé à l'abandon et ses locataires invisibles à nos yeux de curieux. Car cette nature indomptée ne découvre ses illustres habitants qu'avec parcimonie... Le panorama défile au rythme des coups de pagaie.

Des lacs poissonneux, des tourbières où nichent des hérons et des familles de canards, des îlots de végétation entourés par les bras de la rivière... Aussi divers soient-ils, les paysages traversés trouveraient à coup sûr leur place sur carte postale ou en poster. Le fond du décor est quant à lui immuable, composé d'épinettes, de cèdres, et d'érables. Plus que quelques semaines et ce camaïeu de vert ne sera plus qu'un souvenir jauni par l'avènement de l'été des Indiens, période de redoux ainsi appelée car elle offrait aux indigènes un ultime répit avant l'ardeur de l'hiver. En ce qui nous concerne, le répit arrive en fin de journée, à l'approche du campement. Une fois les canots délestés de leurs barils, le bon sens oblige à s'asperger d'anti-moustiques, tant ces " maringouins " ont l'appétit féroce. Quelques écorces de bouleaux blancs, des branches sèches que l'on récupère sous les résineux, et en un tournemain, un appréciable feu de camp vient éloigner les indésirables. Rapidement,la fatigue envahit les corps, laissant l'esprit divaguer au gré des volutes de fumées. Sous un ciel dénué de toute pollution lumineuse, le bonheur s'immisce jusque dans les rêves, habités pêle-mêle d'infini, de solitude, de plumes d'Indiens, de pygargues à tête blanche. Et de canots, forcément...


COMMENTAIRES

Soyez le premier à donner votre avis

Ajouter un commentaire

Mots-clés

Sport

Surf
WCT
WQS
Longboard
Wakeboard
Kitesurf
Windsurf
Ski / Snow
Freeski
Snowboard
Freeskiing Tour
Freeride Tour
TTR
Winter X Games
Street
BMX
Skateboard
FMX
Fise Experience
X Fighters
X Games
VTT
Qashqai Urban Challenge
VTT Freestyle
Descente
Air
Base Jump
Red Bull Air Race
Parapente
Montagne
Ski alpinisme
Escalade
Rando / Trek
Aventure
Expéditions
Raids
Outdoor
Running
Endurance
Trails