Le 20/11/2008 - 15h59
Par
MYFREESTYLE / Ronan Folgoas
A la découverte du ski joering
SportWeek
Si vous aimez l'équitation et le ski, alors le ski joëring est fait pour vous. Un cheval bien dressé, une paire de spatules, et c'est parti !
" Yep ! ", " Yep ! ", " Aoh ! " Ces cris rompent parfois le silence des forêts enneigées du côté des Arcs, des Houches ou de Métabief. Si par hasard ils vous venaient aux oreilles lors d'une promenade dans les bois cet hiver, ne vous inquiétez pas outre mesure. Il s'agit simplement d'un " ski joërer " qui s'applique à driver son cheval. En France, ils sont une centaine à pratiquer régulièrement cette glisse équestre dont la généalogie puise ses racines près de 2 500 ans avant J.-C. Au XXe siècle, le ski joëring a ressurgi pour jouer le rôle de remonte-pentes, avant de devenir un loisir et un sport. Ainsi, en Suisse, du côté de Saint-Moritz, la colonie anglaise a-t-elle développé des compétitions avec le système de paris mutuels qui va avec. Rien de tel dans l'Hexagone, où la discipline est enseignée dans une demi-douzaine de centres équestres (compter environ 50 euros la demi-journée). Deux écoles coexistent au sein de la famille du ski joëring. Dans la première, reconnue par la Fédération française d'équitation, le cheval porte un attelage en carbone, semi-rigide. "
Même en cas de changement d'allure intempestif, le skieur n'a aucun risque de valser dans le décor ou de s'empaler dans la croupe de l'équidé ", assure Bruno Gorius, directeur de skijoering.com. La seconde version se pratique, elle, à l'aide d'un système de rênes souples. Plus souple donc, mais plus aventureux.
L'EXPERT : Bruno Gorius, 36 ans Sa société skijoering.com regroupe une demi-douzaine de centres équestres dans les Alpes et le Jura.
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