Le 09/10/2008 - 15h47
Par
SPORT / Aurélie beaudouin
Freeboard, le snowboard sur bitume
SportWeek
Montés sur leur étrange planche à six roues, les freeboarders sont des snowboarders sur bitume un rien déjantés.
Dévaler les 21 mythiques virages de l'Alpe-d'Huez les cheveux au vent ou se payer la descente du Mont Ventoux à la vitesse de l'éclair n'est plus le seul apanage des coureurs du Tour de France. C'est aussi l'un passe-temps favori des freeboardeurs. Cette discipline, importée en France il y a trois ans, compte aujourd'hui plus de 2000 pratiquants. Elle a été inventée en 1995 par un jeune américain, Steen Strand, qui avait présenté un prototype de planche à six roues, mélange de snowboard et de skate, avec des fixations et des roues, comme projet de fin d'études d'ingénieur. "
C'est un sport qui peut se pratiquer partout, puisqu'il suffit d'un dénivelé de 4 % pour passer un bon moment ", explique Arnaud Blin, chargé de la promotion du freeboard en France. Sur leur planche, les freeboarders dévalent les pentes à 50 km/h en moyenne, certains pimentant l'exercice avec des figures dérivées du skateboard. Mais les cols de montagne ne sont pas leur seul terrain de jeu. Ces snowboarders sur bitume un rien déjantés colonisent également les villes.
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En milieu urbain, il faut se faufiler entre les voitures. C'est d'ailleurs là qu'on est le moins respecté. Les gens klaxonnent et roulent à 20 cm de nous, ils nous doublent en nous insultant... En montagne, les automobilistes sont beaucoup plus cools puisqu'ils sont habitués à croiser des cyclistes ", poursuit Arnaud Blin. De Monaco à Montmartre, où les pavés sont parfois difficiles à maîtriser, en passant par la colline de Fourvière à Lyon, les freeboarders français ne manquent pas de spots urbains.
Monaco, temple du ride"
Niveau ride en ville, c'est difficile de trouver mieux que Monaco. Les routes sont magnifiques, c'est pentu tout le temps. On part à cinq, on prend chacun un chemin différent et on se retrouve en bas. C'est génial ", raconte Arnaud Blin. Arriver en bas est en soi un gage de réussite car les chutes restent fréquentes, même si elles sont le plus souvent sans gravité. "
A part des mètres carrés de peau laissés sur le goudron, et des litres de sang offerts au bitume, on s'en tire assez bien ", rigole Arnaud Blin. En fait, le principal défi des freeboarders n'est pas de descendre la pente mais de la remonter. Auto-stop, métro, tramway ou funiculaire sont les solutions idéales, mais le plus souvent c'est... à pied qu'il faut gagner les sommets. Comme quoi, les coureurs du Tour de France ne sont pas à plaindre.
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