Le 07/12/2007 - 13h55
Par
SPORT / Jonathan Louis
RollerFootball : malgré sa réussite en banlieue, l'Etat hésite
SportWeek
En développement dans le Val-de-Marne (94), le RollerFootball affiche des signes de réussite. L'Etat veut le déployer sans mettre la main à la poche. Responsabilité et respect sont pourtant les valeurs portées.
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Le RollerFootball, c'est beaucoup plus que du sport. C'est un projet socio-éducatif européen interdisciplinaire." Olivier Bichet, responsable du développement, veut éviter tout cliché. Né en 2004, le RollerFootball (RFB) n'est pas une énième variante du sport national. Ce professeur d'éducation physique et sportive a rejoint l'équipe du RFB en février 2005 aux côtés Christian Lefèvre, initiateur de l'aventure. "
Il est destiné à des collégiens, en décrochage scolaire, des SEGPA (section d'enseignement général et professionnel adapté), explique M. Bichet.
Le but est de construire des enseignements adaptés à chaque discipline. " Fort de son expérience en ZEP (zone d'éducation prioritaire), il a apporté son expérience éducative et pédagogique au projet.
" Je n'ai que mon salaire de professeur pour développer un projet national ! "L'avenir du RollerFootball se joue au plus haut niveau des instances politiques. L'initiative a déjà séduit plusieurs établissements de la région parisienne, notamment le Val-de-Marne (collège Paul-Eluard), mais aussi de la province et de la Belgique. Pourtant, le RollerFootball est dans une impasse, faute de moyens. "
Les politiques m'encouragent à développer ce projet à l'échelle nationale sans me donner les moyens nécessaires ", s'étonne Olivier Bichet.
Concrètement, je n'ai que mon salaire de professeur pour un projet national voire européen ! Alors que je travaille bénévolement sur ce projet depuis plusieurs années en plus de mes heures de travail ". Il attend maintenant une réponse claire de la part de l'Etat sur son futur statut car pour pérenniser et déployer le RFB, il doit être détaché de l'établissement où il enseigne.
Des valeurs citoyennes au programmeUne dizaine de bénévoles s'attèlent à faire vivre le RollerFootball, une quarantaine d'élèves en bénéficient. Il naît durant les heures dédiées à l'EPS avant d'intégrer les autres matières six à sept fois dans l'année, après l'accord des enseignants. La lecture du serment de bonne conduite sert au Français, le comptage des points aux Mathématiques, le logo aux Arts plastiques... Le vocabulaire est calqué sur la finalité socio-éducative du projet. On ne parle pas de " sport ", mais de " jeu ". Le terme " rencontre " est aussi préféré à celui de " match ". Part ailleurs, la faute nominative est délaissée au profit d'une responsabilité collective. L'absentéisme est quasi-nul et un changement de comportement chez les élèves s'observe. "
Entre nous, on se parlait méchamment, grâce au RollerFootball on est beaucoup plus copains ", a déclaré une collégienne lors d'une réunion en novembre dernier.
Plus d'infos : www.rollerfootball.fr
Mais que vont-ils encore inventer ! Tout est bon pour pousser un peu plus le sport à l'extrême
Ca a l'air assez dangereux pour en faire dans un cadre scolaire, mais bon j'adorerais essayer.