Le 20/08/2008 - 10h21
Par
SPORT / Geoffroy Bresson
Stéphanie Gilmore : "Je ne suis pas comme Laure Manaudou "
SportWeek
L'Australienne est la plus jeune championne du monde de l'histoire. À 20 ans, Stéphanie Gilmore défend son titre en France. Et elle a bien l'intention de régner sur le surf mondial encore longtemps.
Elle casse le cliché de la surfeuse sexy en bikini. Stéphanie Gilmore est blonde aux yeux bleus, mais quand cette championne d'1,72 m pour 67 kg monte sur une planche, il n'y a plus que ses manoeuvres que l'on remarque. À 20 ans, l'Australienne enchaîne les records. Plus jeune rideuse de l'histoire à remporter une épreuve de la Coupe du monde en 2005, à 17 ans, pour sa première apparition sur le circuit. Plus jeune surfeuse championne du monde deux années plus tard, pour sa première saison complète sur le dream tour féminin. Du jamais vu. Ses adversaires la surnomment aujourd'hui " Happy Gilmore ". Parce que sur un surf, elle serait tellement à l'aise, qu'elle garderait le sourire, même dans le creux d'une grosse vague.
Surdouée de l'océanUne fille " made in Australia ", qui a grandi à Gold Coast, derrière l'une des plages les plus célèbres de la planète, et qui marque aujourd'hui le monde du surf. "
C'est vrai, j'ai battu quelques records, concède cette surdouée de l'océan, benjamine d'une famille de trois enfants.
Mais j'ai encore beaucoup de défis à relever. " Si la domination de la nouvelle reine du circuit se poursuit dans les années à venir, les sept titres de championne du monde glanée par sa compatriote Layne Beachley, de 1998 à 2006, semblent à sa portée. Une performance historique, que personne ne pensait possible d'égaler avant un moment, mais qui ne semble pas effrayer " Happy Gilmore ". "
Je vais y arriver, assure-t-elle.
Je ne suis pas comme Laure Manaudou chez vous en France. Je ne compte pas arrêter ma carrière à 22 ans. J'espère rester pro jusqu'à au moins 30 ans. "
Chez elle, en Australie, Stéphanie Gilmore est devenue un phénomène. Dans un pays où le surf constitue pourtant un sport national, jamais les médias et le public n'ont autant suivi les performances d'une rideuse. "
Depuis ma première victoire au championnat du monde, sur la Gold Coast en 2005, je sais que je suis attendue dans chaque compétition. Je me suis préparée à gérer toute cette pression. Mais le plus dur est de rester motivée. Les années vont passer et il va falloir continuer à accepter de voyager toute l'année. " En attendant, la petite sirène de la glisse a tout sacrifié pour marquer l'histoire de son sport. "
Mes quatre obligations dans une journée sont : surfer, dormir, manger et encore surfer. Franchement, il y a plus dur comme style de vie. " Simple et efficace.
Soyez le premier à donner votre avis