Le 31/08/2007 - 11h45
Par
SPORT / Julien Gaignard
Le français Sébastien Garat, âgé seulement de 23 ans, est devenu le week-end dernier le premier double champion du monde de l'histoire du kitesurf freestyle. Entretien.
Vous pratiquez le kitesurf depuis seulement cinq ans et vous voici déja double champion du monde de la discipline. Comment expliquez-vous une telle
rapidité ?
Il faut savoir que le kitesurf est un sport jeune, qui a
vraiment explosé il y a 7 ans maintenant. Tous les riders ont à
peu près la même expérience. En fait, ceux qui font du kite depuis 7 ou 10 ans ont déja pris leur retraite ! Je ne suis donc pas vraiment ce que l'on peut appeler un "petit" nouveau.
Comment faire la différence, alors, parmi tous
ces jeunes loups ?
Il faut beaucoup de
motivation : quelles que soit les conditions, il faut aller
s'entraîner même si on en a pas envie et ne jamais relâcher la pression, car tout peut aller
très vite. Par exemple, je ne m'attendais vraiment pas à être de nouveau champion du monde
cette année. Ensuite j'ai aussi l'avantage de pouvoir m'entraîner dans
des conditions vraiment différentes et
c'est primordial quand on sait que le championnat du monde se déroule sur des
spots aussi différents que Dunkerque, le Brésil ou bien Nouméa. Enfin, il y a aussi une part de chance. J'ai l'avantage
d'avoir été épargné par les blessures depuis un petit moment, et quand on
connaît l'intensité de ce genre de sport c'est essentiel !
Que comptez-vous faire la saison prochaine : poursuivre dans le kitesurf ou bien tenter une nouvelle aventure ?
Avant de me mettre au kitesurf, j'ai essayé beaucoup de
sports différents. Mais là je compte bien me stabiliser et conserver mon titre
le plus longtemps possible.
Et puis c'est important aussi que notre sport
acquiert une certaine stabilité. Depuis cinq ans, le kitesurf a subi une grosse
évolution au niveau de la technique, du matériel et puis surtout il y a
énormément de riders qui se sont mis au kite. Il faut donc qu'on arrive
maintenant à installer une certaine continuité au sein de notre sport.
Propos recueillis par Julien Gaignard
Soyez le premier à donner votre avis