Le 26/06/2008 - 09h39
Par
SPORT / Geoffroy Bresson
Inde : L'esprit Roc
SportWeek
Il est rustique, peu fréquenté et couvert de rochers à escalader. Sport vous présente Hampi, un nouveau spot de rêve en Inde, pour les fans de grimpe.
Perdu dans le sud de l'Inde, à plusieurs centaines de kilomètres de Mumbai, existe un petit village bâti au milieu des ruines. On y accède grâce à un bus pour le moins rustique, où les poules et les chèvres embarquent avec les passagers. 18 heures de route depuis la capitale, en compagnie des animaux pour arriver au milieu de nulle part. Le village s'appelle Hampi. Il est devenu l'un des sites d'escalade les plus exotiques de la planète, depuis que Liv Sansoz, double championne du monde, et son équipe de grimpeurs professionnels, ont découvert le spot cette année.
"En Inde, le temps s'arrête, raconte la Française.
Il n'y a pas d'horaires. Les gens sont pauvres, mais si paisibles que cela importe peu pour eux. Tout est tranquille. C'est la paix."A Hampi, le vert des rivières contraste avec le jaune orangé des rochers en granit.
Au milieu des ruines des temples hindous, les spots de grimpe foisonnent.
"Dans la forêt de Fontainebleau près de Paris, il n'existe que cinq blocs à négocier, s'amuse Liv Sansoz.
Là-bas en Asie, on ne peut même plus les compter. Vous tournez la tête et vous voyez vingt rochers à escalader." En dix jours, l'équipe en a conquis une bonne dizaine. L'un de ces rochers porte le joli nom de "Finger killer", le tueur de doigts.
"Il nous a littéralement détruit les mains, avoue la Française.
Dans le sud de l'Inde, il fait 40°C en pleine journée et le granit est si pur et si agressif, qu'il brûle la peau des mains. Avec cette roche et ces conditions climatiques, grimper à Hampi devient plus difficile qu'ailleurs. Nos performances s'en ressentent.""Il faut serrer les dents"L'escalade de blocs ne demande pourtant pas un effort aussi long que les voies d'alpinisme. Les rochers dépassent rarement les cinq mètres de hauteur. Rien à voir avec les falaises et les faces de haute montagne.
"On n'est même pas accroché à une corde, ajoute Liv Sansoz. En blocs, on pose juste un matelas au sol pour ne pas se faire trop mal en cas de chute. C'est un peu comme si on comparait un 100 mètres et un 3 000 mètres en athlétisme. En revanche, il faut serrer les dents dès le premier mouvement." Liv Sansoz l'admet. En dix jours à Hampi, elle est loin d'avoir exploiter tout le potentiel de la région. Son retour est donc prévu dès janvier 2009. Encore un petit tour en autobus, avec les chèvres et les poules, pour un nouveau voyage au paradis.
in ne save plus quoi inventer pour faire de la grimpe , mais c'est sympa