Le 22/08/2007 - 13h58
Par
SPORT / Matthieu Sustrac
Les remontées pour VTT se multiplient et le nombre de vélos vendus explose tandis que les accidents liés à cette pratique sont stables. Pour les riders, la sécurité est une préoccupation majeure.
Faire du VTT sans risque. Un leitmotiv pour les 7 millions de pratiquants. Un chiffre qui explose alors que la pratique devient plus freestyle et s'oriente vers la descente. La fréquentation des remontées des Gets, organisatrice des championnats du monde 2004, le prouve. En 2002, 43 000 VTT étaient passés. En 2006, ils étaient 178 000 !
Face à cette explosion, le bilan des accidents recensés
l'été par le "Système national d'observation de la sécurité en
montagne" dans les massifs français, y compris ceux de la Réunion, reste
stable. Alors que chaque année des
centaines d'accidents mortels ont lieu en montagne, dans le cadre de la pratique de l'alpinisme,
de la randonnée, du ski ou du snowboard, un seul vététistes'est tué en 2005 (pour 246 blessésrecensés ). Bilan quasi-identique pour 2006 avec un décès et 353 blessés. Le recensement des blessures indique que ce sont les
poignets et les clavicules qui sont les plus touchés.
Jean-Dominique Laporte, président de l'association des
médecins de montagne, apporte cependant un bémol en expliquant que "les pompiers ne
communiquent pas toujours leurs chiffres de victimes en VTT" et ajoute
que "les accidents les plus graves touchent des gens mal équipés".
La création de pistes séparées pour randonneurs et cyclistes et le gros
travail d'information-prévention ont permis de faire du VTT une pratique à
sensation sécurisée.
"Mais ce n'est pas parce qu'on sait faire du vélo à Calais,
qu'on sait faire du VTT en montagne", conclut tout de même avec sagesse Bertrand
Rabatel, directeur du syndicat des moniteurs de cyclisme.
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