Le 05/02/2009 - 11h40
Par
SportweekXtreme / Geoffroy Bresson
Kris Holm descend les volcans en monocycle
SportWeek
Kris Holm descend des volcans de 5 900 mètres sur une roue. Et se demande bien pourquoi les vélos en ont deux.
Kris Holm est un Canadien de 35 ans, qui se pose des questions là où personne... ne s'en pose. Quand il monte sur un vélo, il se demande pourquoi, par exemple, on met une roue devant. "
Si vous voulez vous alourdir avec du matériel superflu, c'est votre problème", argumente-t-il. Pas le sien. Depuis qu'il a 12 ans, cet original embrasse la cause du monocycle, comprenez du vélo à une roue. "
Encore une fois, si vous avez envie de vous prendre un guidon dans le ventre quand vous tombez, enfourchez votre deux-roues. Moi, sur mon mono, il n'y en a pas." Et pas de guidon, pas de bobo, tel est le credo. Pour se diriger, on utilise le bassin et les épaules. Un coup de rein à gauche et le vélo tourne à gauche.
Kris Holm ne peut plus se passer de son joujou. Avec lui, il se déplace partout. Vraiment partout : "
J'ai déjà roulé au bord de ponts et de falaises. J'ai descendu les volcans du Mexique, du Guatemala et de la Bolivie. J'ai ridé la muraille de Chine et des montagnes de 5 900 mètres. Vous pouvez en dire autant, vous, avec votre super vélo traditionnel ?" Il est un pionnier de ce que les spécialistes appellent le monocycle de montagne, arrivé sur le marché il y a plus de vingt ans et dérivé du traditionnel VTT.
Armstrong sur une roue ?Mais, au fait, personne n'a encore répondu à la fameuse question : pourquoi diantre utiliser une roue avant sur un vélo ? "
Si vous bloquez, c'est parce qu'il n'y a pas de réponse, répond Kris.
Nous, au moins, on fait dans le fonctionnel : un siège, une roue, des pédales." What else ? "
Bon, c'est vrai que sur le plat, on a du mal à aller plus vite que les coureurs à pied. Mais dès que la route s'élève, on devient beaucoup plus efficace. Le gros avantage réside surtout dans les descentes. Là, avec un peu d'expérience, le monocycle s'avère d'une facilité de manoeuvre déconcertante." Foi de Kris Holm.
Ce scientifique de Vancouver mise aujourd'hui sur une croissance exponentielle de son sport. Pour développer sa pratique, il a créé sa propre société, Kris Holm Unicycle. "
Pour les quelque 200 000 clients potentiels qui pratiquent cette activité dans le monde", assure le businessman. L'un de ses rêves, aujourd'hui ? Voir Lance Armstrong intégrer la communauté. "
Sa discipline de prédilection serait le ride, c'est-à-dire les longues distances sur bitume. Je ne suis pas persuadé qu'il soit aussi à l'aise une fois sorti de la route. Encore que, Lance est un athlète vraiment incroyable..." Voilà un défi pour le retour du Texan dans les pelotons : remporter un huitième Tour de France, sur un monocycle. Les autres auraient peut-être une chance ce coup-ci...
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